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Greg Delanty : poèmes

25 avril 2009

par Cliona Ni Riordain, Greg Delanty

Amergin et autres poèmes

Traduction d’Anne Mounic

Essai de Cliona Ni Riordain

Traduisant ces quelques poèmes de Greg Delanty, rencontré à Paris à l’automne 2008 par l’entremise de Cliona Ni Riordain, avec laquelle je travaille à Paris 3 et qui nous donne ici quelques précieuses clefs pour apprécier l’œuvre de ce poète, je me suis plu aux détails du monde, proche ou lointain, cette gare indienne, les échos de Tchernobyl ou la précision des essences dans le comté de Kerry. J’ai aimé ce lien que l’humour crée entre les êtres et les choses, la perspective d’une naissance alliant l’attente à la science-fiction. J’ai choisi le premier poème, Amergin étant un légendaire barde irlandais, dont le nom signifie « Naissance du chant », en souvenir de Robert Graves, qui a tiré de ce fonds ancestral « Le charme d’Amergin », qui s’achève par cette strophe :

« Je suis le ventre maternel : de chaque taillis,
Je suis le brasier : sur chaque colline,
Je suis la reine : de chaque ruche,
Je suis le bouclier : pour chaque tête,
Je suis la tombe : de tout espoir. »
(Robert Graves, Poèmes. Paris : L’Harmattan, 2000.)


Sing of the birds’ sunrise cacophony,
discordant as any orchestra
tuning up before the day’s symphony.
Sing of the flocks of waves riding in,
delicately curved as a swan’s neck.
Sing of the sun’s descent in tongues of fire
upon the sea, communing with all and sundry.
Sing of the smell of the ocean, sweeter
than the scent of cut grass or girls ;
then sing of these, for nothing is lovelier.
Sing of the broken mirror of the sea
faithful to everything passing above.
Sing of the sun pulling its own shroud over
the mirror and how shearwaters pierce the dark.
Sing of all you behold from sunrise to sunrise,
how I’m within everything wherever you go.
Who am I ? Only by singing will you know.
Chante à l’aurore la cacophonie des oiseaux,
discordante comme tout orchestre
s’accordant avant la symphonie du jour.
Chante la cavalcade des vagues attroupées,
aux courbes délicates, un cou de cygne.
Chante la descente du soleil en langues de feu
sur la mer, en communion avec le monde.
Chante le parfum de l’océan, plus doux
que celui de l’herbe coupée ou des filles ;
chante tout ceci, car rien n’est plus beau.
Chante le miroir brisé de la mer
fidèle à tout ce qui passe au-dessus.
Chante le soleil qui tire son propre linceul par-dessus
le miroir et les eaux coupantes qui transpercent la nuit.
Chante tout ce que tu vois de l’aurore à l’aurore,
et ma présence au sein de tout où que tu ailles.
Qui suis-je ? Il n’est que le chant pour que tu le saches.


The speaker elaborates on the usual statistics :
weapons, famine and so on and so earnestly forth,
to students glad to skip chemistry and physics.
They soon forget how much exam grades are worth
as the litmus paper of their hidden fear
dips beneath the surface of her facts and figures.
The crooked globe stands alone at the rear,
expelled to the dunce’s corner,
declining from them into the wall.
Out of time, she assures everyone they can still
help right it all as a flock of pupils
pores over the photograph of a Chernobyl
lamb with two heads, wondering if the head
looking forward is the one living or dead.
La conférencière détaille les statistiques ordinaires :
armes, famine, et ainsi de suite, si sérieuse suite,
devant des élèves heureux de sécher la chimie et la physique.
Ils oublient vite la valeur des notes d’examen
quand le papier de tournesol de leur effroi dissimulé
plonge sous la surface des données qu’elle énumère.
De guingois le globe reste seul à l’arrière,
renvoyé au coin des bonnets d’âne,
se ravalant dans le mur, leur échappant.
A contretemps, elle assure tout le monde qu’il n’est pas trop tard
pour arranger les choses tandis qu’une troupe d’élèves
s’absorbe dans la contemplation de la photographie
d’un agneau de Tchernobyl, à deux têtes, en se demandant
si la tête qui regarde devant elle est celle qui est vivante, ou bien morte.


The Alien
I’m back again scrutinising the Milky Way
of your ultrasound, scanning the dark
matter, the nothingness, that now the heads say
is chockablock with quarks & squarks,
gravitons & gravitini, photons & photinos. Our sprout,
who art there inside the spacecraft
of your Ma, the time capsule of this printout,
hurling & whirling towards us, it’s all daft
on this earth. Our alien who art in the heavens,
our Martian, our little green man, we’re anxious
to make contact, to ask divers questions
about the heavendom you hail from, to discuss
the whole shebang of the beginning&end,
the pre-big bang untime before you forget the why
and lie of thy first place. And, our friend,
to say Welcome, that we mean no harm, we’d die
for you even, that we pray you’re not here
to subdue us, that we’d put away
our ray guns, missiles, attitude and share
our world with you, little big head, if only you stay.
Me voici occupé de nouveau à scruter la Voie lactée
de ton ultrason, fixant la matière
noire, le rien, dont les têtes disent maintenant
qu’elle est pleine à craquer de quarks et de couacs,
gravitons & gravitini, photons & photinos. Notre poucet,
toi qui te tiens là dans le vaisseau spatial
de ta maman, la capsule temporelle de ce qui s’imprime ici,
et viens vers nous, en ruées et tourbillons, tout est folie
sur cette terre. Notre étranger qui es aux cieux,
notre Martien, notre petit homme vert, nous avons hâte
d’entrer en contact, de te poser quelques questions
sur le royaume céleste d’où tu nous interpelles, pour discuter
la fin, l’origine et tout le tremblement,
l’intemporel de l’anté-big bang avant que tu oublies le pourquoi
et le relief de ta première demeure. Et, notre ami,
pour t’accueillir, te dire que nous ne te voulons pas de mal, que nous mourrions
même pour toi, que nous prions que tu ne viennes pas
pour nous soumettre, que nous laisserons
nos fusils à rayon laser, nos missiles, notre façon d’être pour partager
notre monde avec toi, petit bout de chou, si jamais tu restes.


Snow and Wind Canticle to an Unborn Child
Now the morning snowstorm is a swarm
of white locusts, not a biblical black wind
devouring all before it, but a charm
of benign creatures whose seeming simple end
is to becalm, dropping a bright humility
on the world, bringing the city to a stand-
still, turning their wings into a white sea
of, when walked on, what sounds like soft sand
that gets piled in snow combers or cotton candy,
or shaped into a button-eyed, carrot-nosed fatso.
Our plump snowman, whose eyes are still as blind
as buttons, soon we’ll show you this and so
much more ; how now what is called wind
blows a snow kiss, invisible as they say God is.
Cantique neige et vent pour l’enfant qui va naître
Désormais la tempête de neige matinale est un essaim
de sauterelles blanches, non un sombre vent biblique
dévorant tout devant lui, mais un enchantement
d’affables créatures, parsemant le monde
d’une claire humilité, immobilisant la ville,
transformant leurs ailes en une mer blanche qui,
pour peu qu’on la foule, résonne comme du sable tendre
qui s’entasse en crêtes de neige ou barbe à papa,
ou forme un gros bonhomme, boutons pour les yeux, carotte pour le nez.
Notre bibendum, dont l’œil ne voit pas plus
que le bouton, nous te montrerons ça bientôt
et bien davantage – la façon dont ce qu’on appelle vent
envoie un baiser de neige, aussi invisible que Dieu, à ce qu’on dit.


The Arrival
Shades of waiting for a train in India,
never knowing when it’ll show, the dilemma
of having whiled away all curiosity in the other-
ness of the station : the sacred cow
humpbacked like a dromedary or your mother
back-to-front ; the platform beggars who kowtow
to the foreigners as yours truly to the doctor ;
the lingo, the delivery room’s argot that I strain
to make out ; the fear there’s no train
even as we hear your distant, unseen express
pistoning towards us though the monsoon rain
of monitor static and your mother’s distress.
Child, even as we complain you’re overdue,
we crane to catch out first glimpse of you.
Nuances de l’attente d’un train en Inde,
jamais ne sachant quand il paraîtra, le dilemme
d’avoir distrait toute curiosité pour l’exotisme
de la gare : la vache sacrée
à la bosse de dromadaire, ou ta mère
devant derrière ; les mendiants du quai qui font des courbettes
aux étrangers comme votre serviteur au médecin ;
le jargon, l’argot de la salle d’accouchement que je m’efforce
de déchiffrer ; la crainte qu’il n’y ait pas de train
même en entendant au loin le rythme
de ton invisible arrivée express au travers de la pluie de mousson
des parasites du moniteur et de la douleur de ta mère.
Mon enfant, même si nous nous plaignons que tu tardes,
nous tendons le cou pour saisir par surprise ton premier visage.


The Language of Crying
We’re still learning the language of crying,
its parent-boggling irregular grammar.
Anybody would think you were dying.
Puzzling gerunds beyond the clarifying
syllables of raw hunger’s regular yammer.
We’re still learning the language of crying.
Diaper-changed we take turns rock-a-bying,
bawling at each other please please be calmer.
Anybody would think you were dying :
a demented king’s yowling, terrifying
soliloquy beyond a royal diaper-rash clamour.
We’re still learning the language of crying.
Christ child, such a caterwaul’s parent-petrifying,
hardly a put-on, you’re no shammer.
Anybody would think you were dying.
Is it something you sense ? A wordless prophesying ?
Surely the future’s not teething yet. We stammer.
We’re still learning the language of crying.
Anybody would think you were dying.
Le langage du cri
Nous en sommes encore à apprendre le langage du cri,
sa grammaire irrégulière qui consterne les parents.
N’importe qui penserait que tu es à l’agonie.
Déconcertants gérondifs par-delà les syllabes
éclairantes du jacassement régulier de la faim sans ambages.
Nous en sommes encore à apprendre le langage du cri.
Changement de couches et tour à tour nous berçons l’enfant,
braillant l’un à l’autre de grâce garde ton calme.
N’importe qui penserait que tu es à l’agonie :
roi dément vociférant, terrifiant soliloque
par-delà le hurlement royal, peau à vif sous la couche
Nous en sommes encore à apprendre le langage du cri.
Doux Jésus, de tels vagissements à pétrifier tes parents,
mais tu ne prends pas des airs, tu n’es pas un histrion.
N’importe qui penserait que tu es à l’agonie.
Est-ce une intuition ? Une prophétie sans paroles ?
A coup sûr, l’avenir ne fait pas encore ses dents. Nous balbutions.
Nous en sommes encore à apprendre le langage du cri.
N’importe qui penserait que tu es à l’agonie.


The West
It’s a bit like the rhododendron in Kerry,
flourishing west above the lakes all the way
to Derrynane, the wilder purple kind, beautiful
in itself, yes, beguiling, overshadowing
quieter plants, not seeing how the shrub
winds its way around and over the native seedlings
of ash, oak, holly, hazel, fern,
climbing their backs, suffocating them, shutting out light,
spreading, spreading, spreading ; cutting ancient links
in the great chain : the insects, birds, animals,
even the rare deer of these parts, barring its gentle way.
Still, we’re taken by this purple fantasy,
forgetting the nightmare beneath the flower,
the monstrous root and stem-tendril arms
that even when cut back, gain ground,
squeezing the life out of undergrowth,
the under-strata of our shaded wood.
Cela ressemble un peu au rhododendron du Kerry
qui se plaît à l’ouest au-dessus des lacs tout du long
jusqu’à Derrynane, l’espèce violette, la plus sauvage, belle
en elle-même, oui, séduisante, faisant de l’ombre
à des plantes plus quiètes, ignorant la façon dont l’arbuste
s’enroule autour des jeunes plants natifs, les couvre,
frênes, chênes, houx, noisetiers, fougères,
leur grimpant sur le dos, les suffoquant, les privant de lumière,
s’étalant, s’étirant, infiniment, brisant les liens ancestraux
au sein de la grande chaîne : les insectes, oiseaux, animaux,
même les rares cerfs de cette région ; faisant obstacle à leur vie paisible.
Cependant, nous sommes pris par cette violette fantaisie,
oubliant le cauchemar sous la fleur,
la racine monstrueuse et les bras volubiles
qui, même taillés, progressent,
chassant la vie du sous-bois,
le soubassement de notre forêt ombragée.

Poèmes extraits de : Collected Poems 1986-2006.
Manchester : Carcanet, 2006.


“Only by singing will you know”

La poésie de Greg Delanty répond à une question identitaire posée par lui à travers la voix du poète Amergin, : « Who are you ? ». La réponse se trouve dans le même vers : « Only by singing will you know ». Delanty, né en Irlande à la fin des années cinquante, s’installa aux Etats Unis en 1986, mais il reste profondément attaché à sa ville natale de Cork. Sa poésie trace l’évolution difficile de son rapport avec son lieu d’origine et avec l’Amérique, son lieu de vie. Dans les six recueils publiés à ce jour, Delanty tente de placer sa voix en jouant avec la langue et la forme poétique elle-même.

Delanty chante avec nostalgie les hauts lieux de sa ville bien aimée de Cork dès ses premiers recueils. Dans un long poème « Home from Home », il dit comprendre pour la première fois la définition de « home », « chez soi » : « Perhaps now I understand the meaning of home/for I’m in a place, but it is not in me ». Le poème fait référence à la langue argotique de la ville qui resterait incompréhensible pour l’étranger : « with you bothered/by the rapid slagging & knawvshawling that are/loaded with words you’ll find in no dictionary ». Dans le recueil suivant, American Wake (1995), Delanty poursuit l’exploration géographique et linguistique de la ville et du comté de Cork. La topographie est celle des lieux associés avec l’émigration et le tourisme : Cobh, ville de départ pour les milliers d’Irlandais qui quittèrent le pays pour les Etats-Unis ; Blarney, site du château célèbre, destination favorite des visiteurs américains à la recherche de leurs racines perdues ; évocation des tableaux dans la galerie municipale de Cork, où ceux-ci ont souvent un lien avec l’histoire et la tradition locale (I liked Time Flies, The Falconer, View of Cork, The Fiddler,/ The Bowler, The Boxer/, but most of all Men of the South—). Mais Delanty est conscient que cette poésie de la nostalgie et de l’exil se prête au cliché. Le titre même du recueil American Wake reflète l’ironie moqueuse qu’il emploie à son propre égard et, dans The Fifth Province(1997), il se décrit comme étant « the lone green gringo off the stagecoach », l’humour le transformant en un personnage de bande dessinée digne des Frères Dalton .

Cet humour caustique caractérise plusieurs poèmes de The Hellbox (1998). Dans les longs poèmes « The Lost Way » et le poème éponyme, Delanty se rappelle des contours physiques de la ville de son enfance, mais il s’en défait grâce à la remarque de son camarade qui suggère que l’attirance pour l’ailleurs nostalgique serait un handicap, tel un bégaiement :

You remarked
Freeing my tongue’s needle
Stuck on its damaged record,
How cúpla dán of mine are hearkening back,
A kind of grappling for the life buoy’s O
Of the roads, streets and life of the drowned city
We both hail from.

C’est alors que l’attention du poète semble se tourner vers la langue elle-même. Dans les strophes qui suivent, Delanty prend plaisir à transcrire phonétiquement l’accent des natifs de Cork :

especially those from da Pale look down
dare snotty proboscises on our corker Corkonian
dat’s not just the closest ding in English to Irish,
but as nare to Elizabedan English freisin

- which is as good an excuse as any for me sonnets-
what wit our ye and say how we turn the word beer
into what all went down to da woods. But why like
is dropped into every sentence when dare’s nothing
to liken the like to—ya know like—we can’t say.

. La quête poétique par la suite se concentre sur le langage et l’exploration de ce « like » aux origines et à l’objectif indéterminés. Les poèmes à venir seront constellés par ce qu’il appelle « the lingo » (le langage) de la ville de Cork mais l’influence américaine commence à se faire sentir de façon plus pressante. :

Ainsi, c’est dans ce recueil que l’influence de la ligne poétique américaine est le plus marquée. Pour Delanty, il s’agit d’un genre poétique croisé. Cela permet au poète d’écrire des poèmes où polémique, description et narration se rejoignent. Mais la voix est toujours celle de Delanty, teintée d’humour et ancrée dans la réalité des choses :

And yes everything is larger anseo. Look,
even me own poems are getting blasted bigger.
I’m cross-fertilizing my regular, leprechaun-small strain
with the crazy American variant, as if the Itish to-ma-to
was crossed with the whale of the Yankee to-mate-o
that itself looks like one of those radioactive mutants
of Chernobyl,

« The Hellbox » révèle également, comme nous pouvons le constater dans les vers que nous venons de citer, les préoccupations écologiques de Greg Delanty (il fut candidat du parti des Verts dans les élections au sénat de Vermont).. Le paysage naturel et les effets néfastes de l’être humain sur notre planète se traduisent par une poésie que l’on pourrait caractériser par le terme « écopoésie ». Delanty rend compte des conséquences de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl dans une série de poèmes publiée par Adi Roche, activiste environnementale, dans son ouvrage Children of Chernobyl (1996). Dans « Janus », il met en scène « the crooked globe » (avec l’ambiguïté sémantique de l’adjectif « crooked » déformé, mal agencé, malhonnête), laissé de côté pendant que des élèves se penchent sur des photographies d’animaux qui sont eux-mêmes déformés par les suites de l’accident nucléaire :

The crooked globe stands alone at the rear,
expelled to the dunce’s corner,
declining from them into the wall.

Out of time, she assures everyone they can still
help right it all as a flock of pupils
pores over the photograph of a Chernobyl

lamb with two heads, wondering if the head
looking forward is the one living or dead.

Quand on connaît cet engagement de la part du poète il n’est pas étonnant de constater que le poème d’accueil pour son enfant à naître prend la forme d’une lettre à un « alien », un étranger à notre monde, un extraterrestre venu d’ailleurs en visite à notre planète. La venue de l’enfant permet également le retour au langage et à une poésie qui délaisse le vers whitmanien pour revenir à une forme poétique plus stricte :

We’re still learning the language of crying,
its parent-boggling irregular grammar.
Anybody would think you were dying.

Puzzling gerunds beyond the clarifying
syllables of raw hunger’s regular yammer.
We’re still learning the language of crying.

Après des projets de traductions (du grec ancien et moderne), Delanty se tourne maintenant vers un nouveau type de ventriloquie. Comme il se montre toujours soucieux d’expérimenter et de tester sa voix, son nouveau projet lui permet de se transformer en différents personnages, tels Melogue, Kerrius, Pluvius, poètes imaginaires qui figureront dans un XVIIe volume de l’anthologie de poésie grecque, Anthologia Graeca. Le volume XVII de l’anthologie n’existe pas bien sûr mais l’écriture de cette traduction/translation permet au poète de se transporter de nouveau vers d’autres rives.



Collected Poems 1986-2006 (Oxford Poets Series, Carcanet Press in Ireland and Britain, 2006)

Recueils :
The Ship of Birth (Oxford Poets Series, Carcanet Press in Ireland and Britain, 2003 ; LSU Press in the United States, 2007).
The Blind Stitch (LSU Press 2002, Oxford Poets Series, Carcanet, 2001)
The Hellbox (Oxford Poets Series, Oxford University Press, 1998),
American Wake (Blackstaff/Dufour, 1995),
Southward (LSU Press, 1992)
Cast in the Fire (Dolmen/Dufour, 1986)

Traductions :
The Selected Poems of Kyriakos Charalambides in Translation (Southword Editions, 2005)
Aristophanes’ The Suits (The Knights) and Euripides’ Orestes (U of Pennsylvania Press, 1999).

Anthologies :
Avec Nuala Ni Dhomhnaill, Jumping Off Shadows : Selected Contemporary Irish Poetry (Cork UP, 1995)
Avec Robert Welsh, The Selected Poems of Patrick Galvin (Cork UP, 1995).

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