Poésie : Paul Fenoult
27 septembre 2006
LE CHAOTIDIEN
un jour de plus passéà tuer le tempsdans l’éparpillementde tous les instantsvoués à l’oubliau point de se demandersi on l’a défait exprès
L’IMPASSE D’UN INSTANT
une intuition fugaceéventée à la décharged’une saute d’humeurdans les lignes fuyantesd’une occasion passéesans se représenter
LA MUSE DES COURANTS D’AIR
la semeuse de doutema complice adoréedes nuits feutréesaux silences en cavalesur les terrains vaguesdes regards sans tainperdus dans le fluxde la passagèretéen quête d’imprévudans la démesurede l’impossible
AUX ÉCHOS
le bavard s’est tassésur un banc du parcles lèvres en bataillepersonne n’a bronchéles regards ont fuiil a vidé en vracle fond de son sacjusqu’aux absenceshistoire d’exilerla gueule en traînéedes raseurs de murssuivant leur ombrepour un simple gested’injure aux habitudesalors que discrètela récidive guettela moindre inattentiondans les allées et venuesoù la routine distraitet renverse l’oublià chaque faux pasdérobant à l’instantles sommes folleslaissées au silence
CI-GISAIT
un vertige réveillésitôt exhumébéant de silenced’un vieux carnetaprès des annéesd’oubli à vau-l’encresous les raturesd’une page jaunie