Poésie : Frédéric Le Dain
27 septembre 2006
dans la nuitBrouillard des motsEt des penséesDans la nuitJuste une lampeQui éclaireDe son sourireComme un lendemainQui s’ouvreA nouveau
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Paysage cendréArbres d’hiverDécor glacéNe pas geler sa main
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La page est tournéeSur le poème écritComme s’il gênaitComme si ces motsEtaient des intrusLa page est tournéeMais le poèmeEst écrit
lettres perduesLettres perduesQue ces lettresEcrites en vainA un bureauA un murA une porteOù l’on croyait frapperPour trouver une réponseEt qui vous renvoientLe silence des fantômesQui n’ont rien à dire etRien à écrire
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dans la mort la vieNe pas oublierLa mortLàDans le vivant de la montreDes jours qui passentLa course du matinLe linge du soirLe vert des feuxLe rouge des douleursJuste le tempsDe dire stopMais rien ne s’arrêteTout s’en vaTout repartDans la vie
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dans le dédale poétiquedes motstrouver un cheminde lumière
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tache de lumièreau fond du cœurune étoile pour vivre
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patience des nuages
pour ce voyagetu as besoin de tes carnetsquelques crayonspour tracer une routepeut-êtrela tiennepour ce voyagede l’existencepatience des nuagesse dépouilleren vue de l’essentielpeut-êtrede quelques motsque l’on envoieau loin
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Dans ta tête une autoroute de penséesqui te conduit à travers champsdes images défilentau rythme du chronomètreun oiseau exotiques’envole en plein milieud’un appartementet un crocodileempaillése trouve sur les meublesde l’enfancesurtout le soirtu fais l’inventairedes joursqui défilent à vive allureles mots sontdes porte-douleursattachés au porte-plumecomme une encre noire
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Tu es au caféloin de toutloin de rienun nuage de fuméepassecomme un ange
* le désert
Le désertest làtout prèsmille et mille personnesapplaudissent une ballede cuirmille et mille voixremuent du ventdans nos têtesmille et mille kilomètresnous séparentde l’amourquant aux autresils bâtissent leur viesur du sable
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Jour clair jour grisau-dessous des nuagesdouceur d’un avenirdu poème
Tu joues du pianodans l’invisibleles gammes croisentdes phrases et des poèmesqui s’envolent au ventquelques mouettes là-bastout près de la falaiseles écoutent attentivementen ouvrant leurs aileselles écrivent des signesmystérieux qui résonnentla nuit au milieudes étoiles
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La colère du poètefait parfoisdu bruit sur la pageet alentourse peut-ilqu’elle dérangeles étoiles
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