Phène, poèmes
26 septembre 2011
Au lever de l’aurore,
l’inharmonie des traits se détache
à contre-jour.
Silhouettes étiques aux tracés obscurs,
le disgracié s’évanouit
dans l’irréel
à l’
infini.
Les nuits s’oublient quand
l’éclair du souvenir
illumine le profil sombre.
Vision éblouissante.
La Face rayonnante
paraît
dans le pur éclat
de Soi.
La Parole obscurcie
le jeune Poète
s’éclaire à la lumière
vacillante des mots
Le poème est la voix de l’Être intérieur
qui exprime sa fusion en l’Indifférencié
ou la douleur que lui procure
l’illusion les mondes égoïstes…
Poète,
flambeau de l’Écriture
dont le génieéclaire
l’inapparent tracé
du Verbe
dont le prodige
cisèle
l’ineffable Mystère
sur le parchemin du Souffle
Toi,
illettré au monde
Ô Toi,
Essence de la Lettre
Profondément recueilli
dans la crypte du dernier ciel
le Poète
s’évanouit
dans la
contemplation
du Secret
révélé