Pénélope Sacks-Galey, poèmes
26 septembre 2011
(Extraits) [1]
… dans la kyrielle exilée des nuages
comme dans infini silence de l’ombre
qui se donne à l’oubli
… dans le vent
comme on naît au désir
Souffle qui butine
Essaim qui bourgeonnetelle Parole cesse son errance
dans le miroir trouble de l’instant
Etre
dans l’ivresse sans foyer des nuages
comme dans l’infini silence de l’ombre
qui se donne à l’oubli
Souffle qui butine, Souffle qui essaime
Essaim qui bourgeonne
nul ne sonde l’eau passante
que seules les silhouettes noires inquiètent
frêles brisées suppléantes aux lisses parois
des heures
dans la doublure de l’aire
le sillage de la terre
le creuset de la mer
sur le tracé des crêtes sillonnent
les augures
l’instant
Rien
dans la moire profonde
Burins noirs du regard
qui creusent la cadence
devant la blanche borne du silence
devant la stèle de l’oubli
l’œil infini
où se cadre – Sable,
la Nuit
Prédelle
tel archet de violon
Pierre d’attente attentive aux silences
là-bas
le batelier en songe
– dans la fonte de l’instant -
traverse l’hésitation
et forme la fulgurance
[1] Ces poèmes ont paru une première fois, accompagnés d’une préface de Gisèle Prassinos.