Gabrielle Althen, poèmes
28 septembre 2008
Couleurs du monde
Fleur sèche et collée sur la valléeL’allégresse à côté du pardonEt tous deux étrangers à nos yeuxIl me semblait voir diminuer la beautéTel paysage est maison forteEt le miracle est habitéLe vent respireUn jonc écritCe vieux cri mon espoir cesse enfin de s’étirer :Un vrai carré de liberté !Je suis làDieu regardeLe papillon est jaune et l’hiver transparentEt qu’il y faille regarder tant les êtres et les chosesSi ainsi se déplacent les montsSur leurs cordes de ciels verts et d’orages ordinaires
Merveille comme une larme qui s’isoleSur une lame de l’hiverLe beau geste de pleurer réinventéLa couleur devenue plus amèreAvec ce bleu qui se décharneMais comment se tenir sur le filOù le ciel baisera la montagne ?Ce jour ne pleure pasLe vent brilleLa chose est sans contourUn grand cyprès roussitPour que la mort ne soit pas dite absenteMais les armures sont invisiblesComme le jour dans le jourEt le gibier qui court dans la musique