HOMMAGE A MALLARME
Revenant du pur espace, l’éclat aboli, à
cette calme pièce carrée où, assis tout seul,
Je suis environné de murs blancs ; atteignant par
Manque de mouvement le tranquille de la pierre ;
(froid est l’excès d’absolu, cet air en suspens
est néant ; à la fenêtre, aucun nuage ne passe,
immobile, cette table, immobile cette chaise,
ici rêve une unique rose dans un verre,
Revenant du vide dans ma chambre,
mes yeux se mouvant lentement se posent sur une page
où sont imprimés des mots bien nets, sans mouvement,
et grâce à ces mots de cristal, sans* jeunesse sans* âge,
à l’espace désormais je reviens, sans expression,
quittant le lieu où mon regard avait fait son pèlerinage.
* En français dans le texte.