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  • Jean-Marc Simonnet, poèmes par Jean-Marc Simonnet
  • Extraits de "Pour une herméneutique du B-A BA" – 06.2011 - (Suite de 275 poèmes en fer taillés sur place et rangés sur un fil tendu entre ma peau au frais). Un tableau, un asciigramme, se compose de texte, prose ou phrasé poétique, associé à une image d’art ASCII [1] servant de support ou de pendant graphique. Ainsi un texte peut-il s’inscrire en saprophyte intriqué dans les espaces vacants du graphisme, palisser une séquence esthétique, ou encore procéder d’une technique mixte. Chaque vue présente (...)

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  • Claudia Azzola, poèmes par Claudia Azzola
  • Insonnia et autres poèmes traduits par Sabine Huynh Insonnia A volte muoio nel mezzo delle vite a volte troppo silenzio m’inchioda. Una parola scivola nel corpo. Accanimento del pensiero buca il sonno. Inadeguatezza alla cosa virtuale : la mia scrittura è inchiostro puro. Troppa carne a cena, troppe parole, accumulo di grassi nel sangue e via con le magagne notturne. Sapendo che fino all’ultimo e sempre ci sarà in ogni ambito il sonno, si vergherà scrittura naturale. (...)

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  • Martine Blanché, poèmes par Martine Blanché
  • Deux poèmes La muse de Brancusi Le masque de bronze Incliné comme la lune Sous l’arcade de l’œil A la fois clos et ouvert La douceur souriante D’un paysage coquillage Galet étiré au poli infini Le front ratissé jusqu’au nœud de la nuque Les fines narines humant l’air de la mer Sirène assoupie au visage vénusien Au vague sourire esquissé de doutes Sereine jusqu’à l’avènement du temps La joue tournée vers un nouveau souffle L’accueil d’un baiser de rosée au réveil Les caresses d’une nuit (...)

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  • Anne Mounic, poèmes par Anne Mounic
  • Midi, pleine lune Extrait du recueil paru en septembre aux éditions Encres Vives, Dans un monde où l’être a abdiqué cette part de lui-même qui hurle à la vie Mille neuf cent cinquante-sept. J’avais deux ans. Le martyre de Maurice Audin*, mort sous la torture et de la main – sans pitié – d’êtres comme lui, comme nous, simplement réfugiés sous l’uniforme, devenu terreur, des parachutistes, et abritant en leur for intérieur, au lieu d’eux-mêmes, de leur inquiète singularité et de leur défensive et (...)

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  • Phène, poèmes par Phène
  • du semblant à la Semblance   Au lever de l’aurore, l’inharmonie des traits se détache à contre-jour. Silhouettes étiques aux tracés obscurs, le disgracié s’évanouit dans l’irréel à l’ infini. Les nuits s’oublient quand l’éclair du souvenir illumine le profil sombre. Vision éblouissante. La Face rayonnante paraît dans le pur éclat de Soi. *** La Parole obscurcie le jeune Poète s’éclaire à la lumière vacillante des (...)

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  • Pénélope Sacks-Galey, poèmes par Pénélope Sacks-Galey
  • Prédelles (Extraits) [1] 10 … dans la kyrielle exilée des nuages comme dans infini silence de l’ombre qui se donne à l’oubli … dans le vent comme on naît au désir Souffle qui butine Essaim qui bourgeonne telle Parole cesse son errance fléchit dans le miroir trouble de l’instant Etre dans l’ivresse sans foyer des nuages comme dans l’infini silence de l’ombre qui se donne à l’oubli Être aussi dans le vent comme on naît au désir Souffle qui butine, Souffle qui essaime (...)

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  • Emilie Saqué, poèmes par Emilie Saqué
  • Ensongement L’amour des lettres et le désir de Dieu… Jean Dom Leclercq * Epistre IX Or rescript la saige Helouys et dist a Pierres Abaelart* : Je t’écris du fond de moi-même Moi la petite sœur des couvents d’air et des songes En ces temps-là J’étais encore brillante et belle Il y a près de neuf siècles déjà On dirait que dix ans à peine se sont écoulés Laisse-moi te parler maintenant De ces deux femmes sans visage L’une blonde l’autre aux blanches mains Laquelle des deux as-tu aimée (...)

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  • Friedrich Hölderlin, poèmes par Nicolas Class
  • Wie wenn der Landmann… [Feiertagshymnus, Entwurf] Johann Christian Friedrich Hölderlin Wie wenn der Landmann am Feiertage das Feld zu betrachten hinaus-geht, des Abends, wenn es aus heißer Luft die kühlenden Blitze fielen den ganzen Tag, und fern noch hallet der Donner, und wieder in sein Ufer der Strom sinkt, aber frischer grünet die Wiese und der Kornhalm richtet sich auf, vom erquickenden Regen des Himmels und glänzend stehn in stiller Sonne die Bäume des Hains, So stehen jetzt unter (...)

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  • Trois poètes et Descartes, poèmes par Michèle Duclos
  • Descartes outre-France Il s’agit ici de présenter succinctement trois grands poètes anglophones contemporains, encore très peu connus en francophonie et réunis ici fugitivement à travers un thème susceptible d’intéresser un lectorat universitaire : Descartes, vu ou entrevu par ces trois poètes ; pour les deux premiers, une réaction à la mise en doute métaphysique de ce monde de la matière, « res extensa », que le philosophe français soumet à la réalité ontologique de la pensée ; le troisième poète, très (...)

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  • Jacques Sicard, prose par Jacques Sicard
  • Vivre sa vie Vivre sa vie de Jean-Luc Godard Il n’y a pas à proprement parler de profondeur de champ. Il y a un décollement de la lumière enregistrée de son support matériel. Lumière elle-même stratifiée, composée d’une superposition de couches. Aucune n’est posée sur l’autre, mais flotte au-dessus d’elle. L’air qui circule entre ne se respire. Tout est de l’ordre de l’imperceptible. Une superposition sans contact (...)

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